CREPUSCULE

Publié le par Marie-France Mellone

En délaissant la terre à l'heure du couchant,
L'astre désemparé s'éteint en flots de sang,
Soupirs effilochés dans les nues incertaines,
Sanglots abandonnés à la noirté prochaine.

Dans le ciel affadi, les oiseaux se sont tus,
Accueillant le silence en ami bienvenu ;
Un zéphyr velouté glisse sur les sommets,
S'y repose un instant, se consume à regret.

Ultimes flamboiements à l'ourlet de la nuit,
Phébus se veut galant avant d'être éconduit,
Puis s'en va lutiner les basques de l'aurore,
Qui l'agrée comme amant juste à l'instant d'éclore.

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carine-Laure Desguin 19/09/2010 19:32


Très très beau poème Marie-France ! Ah, Phébus !


Edmée 19/09/2010 17:14


Aaaah... tu le sais, tu es une des rares qui puisse me faire succomber aux charmes de la poésie, et qu'il est doux de succomber!

Magnifique comme toujours


Ghislaine Renard 19/09/2010 16:04


Je viens d'arriver sur Facebook... A mon avis, je dois avoir un sixième sens qui m'a guidée ! Très joli poème. J'aime spécialement la fin !