NE JAMAIS OUBLIER

Publié le par Marie-France Mellone

Je viens de regarder une émission télévisée retraçant le portrait d'une femme admirable, Simone Veil. A moins d'un mois du soixante-sixième anniversaire de la libération des camps de concentration, voici un poème écrit il y a quelques années.


AUSCHWITZ

La machine à tuer tournait à plein régime
Et vous précipitait, mes frères, dans l'abîme
De ses chambres à gaz aux hideux crématoires.
Votre cri à jamais résonne en ma mémoire.

Je vous vois, frêles silhouettes asservies
Dans cet horrible camp déserté par la vie,
Gémissant sous les coups de vos bourreaux pervers,
Vouées aux gémonies d'un affreux univers.

Et vos corps harassés livrés à la vermine,
Vos efforts dérisoires pour fuir la famine,
Votre envie de survivre une heure, un jour, un mois.

Un ordre aboyé, l'appel, toujours aux abois.
Peine perdue, la douche un jour, le gaz, la mort.
Qu'au moins le souvenir demeure le plus fort !

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frederique 20/06/2010 12:23


Bonjour,

Je suis tombée complètement par hasard sur votre site et je le trouve d'une grande richesse et vos poèmes sont si profonds, tout autant d'ailleurs que vos photos, belles et criantes de vérité!
Vraiment...
Je viens de m'installer en tant qu'écrivain public, je débute mon activité et commence à avoir des contacts avec quelques mairies et associations proches de mon village. J'ai créé un blog ( cité
plus avant) et je me demandais si je pouvais vous envoyer une invitation et insérer votre blog dans mon propre blog.

Merci à vous de votre réponse et surtout continuez à nous éblouir de vos mots fabuleux. Personnellement, j'en raffole!

A bientôt de vous lire, je l'espère...


carine-Laure Desguin 20/03/2010 21:22


Aujourd'hui encore des peuples sont massacrés et nous laissons faire ...C'est à ne rien comprendre ...
Carine-Laure Desguin


Edmée 20/03/2010 15:21


"Votre envie de survivre une heure, un jour, un mois."

C'est ça qui m'a toujours épatée. Cette capacité de faire abstraction de tout, de survivre une heure après l'autre.

Tu as raison, nous qui n'avons connu cette affreuse page de l'histoire qu'en la lisant ou l'écoutant raconter, mais encore chaude de terreur, nous devons l'empêcher de ne devenir que "l'horreur des
camps" avec un détachement qui fait croire que c'est loin, si loin, aussi difficile à imaginer que la vie des troglodytes...

Ne pas oublier!