MÉTÉOROLOGIE...

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AVANT L'ORAGE

Une touffeur dans l’air qui agace les sens,
Des lambeaux cotonneux qui lèchent les sommets,
Un brin de nonchalance affadissant le ciel,
Un nuage indécis s’empare de l’éther,
Suivi par un troupeau de brumes agressives.
Chant hésitant, la mésange s’enfuit pensive.
Le vent moqueur friponne, arpège et puis se perd,
Le calme s’insinue, trompeur, artificiel
Car à la foudre, sans attendre, il se soumet ;
L’orage alors ouvre son infernale danse.



L'ORAGE

Lorsque l’éclair fulgure
Dans la nue tourmentée,
Quand claque sa griffure
En rictus argenté ;

Quand l’ire du tonnerre
Cascade en longs cris sourds,
Et hurle, et s'exaspère
En mil reproches lourds ;

Quand elle s’abandonne
Aux doux bras de la pluie,
Un arc en ciel rayonne
Et la rancœur s’enfuit.

Le rire du soleil
Fuse au cœur d’un nuage,
En livrant au sommeil
Le seigneur de l’orage.



APRÈS L'ORAGE


Des larmes de cristal perlent aux yeux du ciel
Qui adresse un sourire au soleil renaissant,
Un zéphyr jouvenceau se lèvre frémissant,
Il bouscule les nues, sauveur providentiel.

Les arbres engourdis agitent leurs ramures,
Et les fleurs endormies entrouvrent leurs corolles,
La brume se consume en longues fumerolles,
Puis l'écharpe d'Iris offre ses chamarrures.

Un parfum étranger enveloppe le soir,
Si subtil, si léger, fragrance de bonheur,
Un renouveau de l'âme et une mue du coeur,
On dirait que la terre a fécondé l'espoir.












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