Vendredi 16 octobre 2009
Un cri rauque et puissant
Habite les futaies,
Un souffle mugissant
Qui, chaque soir, renaît
Dans le jour finissant,
L'instant d'avant la paix.

C'est la vie qui éclate
Au creux de la forêt,
En rires écarlates
Et plaintes étouffées.
C'est le désir qui flatte
Les naseaux enfiévrés.

Une biche musarde
Et retisse la trame
De l'amour qui s'attarde
En lui pourfendant l'âme
Car le dix cors des hardes
Vient de pleurer son brame.

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 15 juillet 2009
Qui est celui qui dort sous le sol de Paris,
Que l’on couvre de fleurs au quatorze juillet,
Celui qui résista quand d’autres s’enfuyaient,
Celui qui, pour la France, a fait don de sa vie ?

Qui donc est l’inconnu de cette Grande Guerre,
Qui laissa dans les cœurs des morsures amères,
Qui faucha tant de fils, de maris et de pères
Dont le sang répandu a meurtri cette terre ?

Sur quels champs de bataille a-t-il connu l’enfer
Des obus meurtriers qui semaient la douleur ?
Où sont les compagnons qui partageaient sa peur,
Tapis dans la tranchée ou, à la mort, offerts ?

Etait-il général ou bien simple soldat,
Enfant de métropole ou de ses colonies,
Otages de l’empire et de ses avanies,
De ceux que l’on commande et ne se soucie pas ?

Je l’ai voulu héros, c’était peut-être un lâche,
Paradant à l’arrière, un planqué, comme on dit.
Cela reste un secret, la mort un interdit,
Son tombeau est sacré, qu’il demeure sans tache.

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009

DERRIÈRE LES RIDEAUX


Derrière les rideaux, une femme aux yeux tristes,
Une ombre qui se glisse et disparaît, furtive,
Comme si d'un secret elle était la captive.
Que cache ce regard, quelle douleur l'attriste ?

J'ai vu ses cheveux gris, son visage de cendre,
Déserté par la joie, éteint et résigné,
Comme si au malheur il était assigné,
Comme un rêve brisé qui, trop las, va se pendre.

Derrière les rideaux, cette femme m'attire.
Je voudrais habiller d'espoir ses lendemains,
Qu'en jaillisse la source au milieu de ses mains,
Et qu'à sa bouche éclose une fleur de sourire.

Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 18 juin 2009


DIX-HUIT JUIN

Si la France en ce jour était au précipice,
Votre appel ranima le goût du sacrifice.
Une voix inconnue, s'élevant dans le soir,
Au pays à genoux, redonna de l'espoir.
Rejetant l'agonie, vous parlâtes de vie,
De résistance aussi, de combat sans merci.
La France renaissait dans la brume de Londres
Et ils furent nombreux à vouloir vous répondre,
Loin des ors de Vichy, en choisissant la nuit,
Pour donner au futur, et la fleur, et le fruit.
Ceux de l'île de Sein furent les premiers,
Merci aujourd'hui nous disons, par milliers.
Merci à vous, qui avez démontré au monde
Que la France vaincue n'était pas moribonde.

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 juin 2009

AVANT L'ORAGE

Une touffeur dans l’air qui agace les sens,
Des lambeaux cotonneux qui lèchent les sommets,
Un brin de nonchalance affadissant le ciel,
Un nuage indécis s’empare de l’éther,
Suivi par un troupeau de brumes agressives.
Chant hésitant, la mésange s’enfuit pensive.
Le vent moqueur friponne, arpège et puis se perd,
Le calme s’insinue, trompeur, artificiel
Car à la foudre, sans attendre, il se soumet ;
L’orage alors ouvre son infernale danse.



L'ORAGE

Lorsque l’éclair fulgure
Dans la nue tourmentée,
Quand claque sa griffure
En rictus argenté ;

Quand l’ire du tonnerre
Cascade en longs cris sourds,
Et hurle, et s'exaspère
En mil reproches lourds ;

Quand elle s’abandonne
Aux doux bras de la pluie,
Un arc en ciel rayonne
Et la rancœur s’enfuit.

Le rire du soleil
Fuse au cœur d’un nuage,
En livrant au sommeil
Le seigneur de l’orage.



APRÈS L'ORAGE


Des larmes de cristal perlent aux yeux du ciel
Qui adresse un sourire au soleil renaissant,
Un zéphyr jouvenceau se lèvre frémissant,
Il bouscule les nues, sauveur providentiel.

Les arbres engourdis agitent leurs ramures,
Et les fleurs endormies entrouvrent leurs corolles,
La brume se consume en longues fumerolles,
Puis l'écharpe d'Iris offre ses chamarrures.

Un parfum étranger enveloppe le soir,
Si subtil, si léger, fragrance de bonheur,
Un renouveau de l'âme et une mue du coeur,
On dirait que la terre a fécondé l'espoir.













Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Profil

  • :
  • lesmotsdemariefrance
  • : Femme
  • : 09/04/1949
  • : France Saint-Martin Vésubi
  • : Photo

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Derniers Commentaires

Recommander

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus